En Avril 2015,  on bouclait notre premier marathon. Si vous nous suivez ou si vous avez lu mon article vous savez que ce marathon n’était pas prévu. Nous avions réussi à devenir marathonien sans véritable préparation. Les jours qui ont suivi, avec Vincent, on été toujours dans l’euphorie de ce qu’on venait d’accomplir. Cette aventure « Call of the Run » nous emmène plus loin que nous l’imaginions au départ. Des émotions comme celles-ci, on veut en revivre. Et pour cela, on a choisi Amsterdam.

Préparation

Dix semaines de préparation avec trois séances par semaine, un 10K à J-7 et nous voici arrivés au week-end du marathon. On est comme des gosses quand nous allons chercher notre dossard. Arrivés au stade Olympique où aura lieu le départ et l’arrivée et on commence à réaliser. Retrait de nos dossards, tour du village marathon, on profite un maximum de l’ambiance avec les photobox, puis on rentre tranquillement dans notre course. Quelques achats puis retour à l’appartement pour préparer les affaires et se reposer.

Nous voilà arrivé au jour J. Je déjeune mon Gatosport (qui n’est pas un space cake) et nous grimpons sur nos vélos pour se rendre au départ. On dépose rapidement notre consigne et on rentre enfin dans le stade Olympique, on est directement dans l’ambiance. On se retrouve au milieu de plusieurs milliers de coureurs prêts à en découdre. On est heureux d’être là, on profite.

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Top départ !

Après quelques minutes d’attente après le départ des premiers SAS c’est à mon tour (SAS 4h30-5h). Vincent est déjà parti, étant dans le SAS d’avant. Le départ est donné, on passe sous une première arche où est inscrit « Today you became a superhero », la motivation est là. Je profite de ces premiers mètres qui sont noir de monde. Les gens nous encouragent, nous applaudissent… Quel plaisir ! J’ai choisi de partir avec une allure très faible en étant persuadé que moins je cours vite moins je me fatigue et plus je peux tenir longtemps.

Dès le deuxième kilomètre, on rentre dans le Vondelpark puis au quatrième on passe sous le Rijksmuseum. Je suis avec une allure de 6 min/km et j’arrive au kilomètre 5 en 29 minutes. Je garde ce même rythme jusqu’au 15ème où j’arrive en 1h30. Durant ces quinze kilomètres la foule était toujours présente ainsi que les groupes de musique. C’est comme on l’imaginait… Magique ! Du kilomètre 14 jusqu’au 24 on doit effectuer un aller retour le long de l’Amstel. On aperçoit de l’autre côté de la berge les autres coureurs qui ont ces 10 kilomètres d’avance. Moralement c’est pas le top, surtout que durant cette période la foule est moins présente car on a quitté la ville. J’arrive au semi en 2 heures et 9 minutes. Et c’est à partir de ce moment que mes genoux ont décidé de m’en faire voir de toutes les couleurs.

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Je décide de ne pas marcher avant le prochain ravito qui est au kilomètre 25. J’y arrive tant bien que mal et profite de celui-ci pour récupérer pendant 2 minutes. La reprise est très douloureuse la douleur ne passe pas. J’ai de plus en plus de mal à courir, obligé de m’étirer. Je ressens la même douleur que pendant ma tendinite. Mais je ne suis pas venu là pour arrêter. Je connais mes motivations, je sais pourquoi je cours et pour rien au monde je ne lâcherai. J’alterne marche et course et tente de prendre du plaisir malgré mon allure. Les gens autour m’encouragent, les musiciens donnent la pêche et après 3 heures 17 minutes je boucle les 30 premiers kilomètres. Le mur parait-il, sauf que ça fait 5 bornes que je galère déjà. Je mets 50 minutes pour faire les 5 suivants, la douleur ne disparait pas. Je me demande si l’allure que j’ai choisi pour démarrer n’est pas la cause de ces douleurs. Je ne cours jamais à 6min/km. Trop tard pour réfléchir il faut boucler ce marathon.

Les kilomètres qui m’emmènent jusqu’au 40ème se passe bien. On retrouve le Vondelpark et une foule incroyable qui me pousse. Tant pis j’accélère c’est tellement bon. Et là surprise, il reste moins de 3 kilomètres je cours à 5min/km et n’ai plus de douleurs. Alors je tape dans les mains des enfants, je cri, je danse avec les groupes de musiques qui restent avant l’arrivée, je salue tout le monde… Je retrouve la magie des premiers kilomètres, je laisse tomber le chrono et la peine que j’ai eu à atteindre ce 40ème kilomètre. Je me dis que juste pour ces derniers kilomètres ça valait le coup d’en baver comme ça. Derniers kilomètres, j’attends un énorme « ALLEZ BASILE » c’est Vincent qui m’encourage pour ces derniers mètres. Plus que 150 mètres, dernier groupe de percussions et je rentre dans le stade où le public est toujours présent. Je vois la ligne d’arrivée, plein de choses me passent par la tête. Je fonce jusqu’a celle-ci et je deviens marathoniennnnnnn pour la seconde fois après 5 heures et 8 minutes. On me remet ma médaille et je n’en suis pas peu fier. Je profite encore un peu et je retrouve Vincent qui a encore une fois tout explosé. Quel champion !

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L’après course

Je suis content de ces derniers kilomètres mais n’en oublie pas pour autant tous les autres et ne veux plus entendre parler de marathon sur le moment. J’en ai fait deux c’est très bien mais trop de souffrances pour moi. Sauf qu’au moment où j’écris cette article (4 jours plus tard) je sais que je reprendrai le départ d’un marathon. C’est des sensations et des émotions qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je souhaite à tout le monde de connaitre ça. Je veux revenir sur un marathon avec une vraie préparation et une stratégie adaptée. Je veux revivre ça. Je sais pourquoi je cours et je continuerai à le faire sur de tels événements.

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Merci à tous pour votre soutien. Merci pour tous vos petits mots sur les Facebook, Instagram, Twitter, mails et SMS. Vous êtes vraiment top. Merci à Vincent d’avoir organisé ça comme un chef et félicitations pour ce chrono 😉

Je vous laisse lire le CR de Vincent ici et notre vidéo ci dessous:

Enjoy your life.