Le village

Comme il est de coutume pour le Semi de Paris, nous nous rendons au village la veille pour retirer notre dossard avec Maïté. Arrivés sur les coups de 15h00 on trouve facilement une place près du parc floral. On retire nos dossards très rapidement grâce à la bonne organisation. On profite du village pour faire quelques achats (enfin Maïté) puis on se dirige vers la sortie. Mais surprise il y a Haile Gebreselassie en séance dédicace. Photo obligatoire pour remplir la boite à souvenirs. Les dossards en poche on file directement à l’hôtel qui se situe à Bercy. Pas de ballade comme l’an passé où on avait piétiné toute la journée. Ce sera électrostimulation, des pâtes et au lit.

 

Jour J

Le réveil sonne, c’est le jour J. Petite douche tonique. Et on déjeune notre Gatosport (avec du mal). On croise des coureurs devant l’hôtel qui nous demandent comment nous nous rendons sur le lieu du départ. Quand on leur répond que nous prenons le métro à côté, ils nous affirment que cette station est fermée pour travaux. Panique! On ne sera jamais à l’heure. Mais même si il y a bien des travaux, la station est ouverte. C’est parti pour 30 minutes de métro plus que serrés comme des sardines en boite. Arrivés sur place, on retrouve Vincent, que nous n’avions pas vu depuis le Marathon de Paris en Avril. La team est au complet. On se dirige vers les consignes et on se demande encore comment s’habiller, veste ou pas veste ? Ce sera, pas de veste. Au moment de déposer nos sacs à la consigne, on est surpris par les longues files d’attente. Cette année chaque sac est fouillé (état d’urgence oblige). A quelques minutes d’entrer dans le SAS on craint le retard. Mais l’attente sera minime.

Un RP pour « Pépé »

Nous voilà dans le SAS 1h50 tous les trois. On est dans l’ambiance. C’est le moment de (enfin!!!) passer sous les 2 heures. Après mon 10km de la semaine passée je sais que je peux tenir l’allure sur 21km. A moi de me faire mal. Top départ! On met plus de 6 minutes à faire le premier kilomètre et essayer de slalomer entre les runners. Le problème c’est que sur la course tu as toujours plein de monde autour de toi. Vincent me lâche et fonce à son allure. Moi, je me cale à 5,30 jusqu’au premier ravito. Je passe les cinq premiers kilomètres en 28 minutes 11. Le même temps que l’an passé. Mes jambes suivent le rythme tout va bien pour le moment. Les kilomètres passent vite et j’arrive au dixième en 55m22s. Je me dis que si je garde ce rythme sur la deuxième partie du parcours l’objectif sera rempli, mais je sais que l’an passé c’est à partir du treizième que j’ai lâché. Avant le quinzième je commence à peiner, je pense à mon grand père que j’ai perdu il y a peu et pour qui je veux battre mon RP. Ca m’aide beaucoup et je garde ce rythme. C’est la première fois que j’arrive à me faire mal. Il ne reste plus que quelques kilomètres.

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Je calcule avec l’aide de ma montre si je serai sous les deux heures, je pensais être large depuis le début mais pas tant que ça finalement. L’hippodrome de Vincennes est à ma droite je sais qu’il ne reste plus que deux kilomètres, je décide de relancer un petit peu pour essayer d’atteindre les 5 min/km. J’allonge les foulées, dernier virage et c’est la ligne droite de l’arrivée, là où je ne pouvais (voulais) pas accélérer l’an passé. Je donne tout, je sais que je suis sous les deux heures. L’arche d’arrivée est à portée de vue, la foule crie, ça donne des ailes, je donne tout. Et je franchis la ligne en 1 heure 55 minutes et 45 secondes. Le Sub 2h est enfin là. Douze minutes de moins que mon précédent record. Je m’étais dit de passer sous les deux heures pour mon grand père, ça a vraiment été ma force sur ce semi. Et ce n’est pas fini…

On se retrouve tous les trois avec Vincent et Maïté et on est tous content de notre semi (bientôt leur CR). On va se manger un bon burger ensemble pour parler de notre course. Place maintenant aux prochaines courses avec toujours en ligne de mire le marathon d’Amsterdam en Octobre.

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